
Star Trek XIII sera réalisé par Roberto Orci. Le producteur Bryan Buck a affirmé que la Paramount désire que le prochain opus soit terminé dans le courant de l'année 2016. Sa sortie correspondant avec le 50ème anniversaire de la série. Même s'il ne le dirige pas, JJ Abrams fera néanmoins partie de la production.
Aujourd'hui c'est déjà demain
Et si le saut temporel était possible ?
C'est en tout cas la conclusion à laquelle les chercheurs de la Nasa sont arrivés en étudiant un projet de voyage spatial. Harold White, un physicien travaillant actuellement sur ce projet, explique dans une interview donnée au site io9 qu'un déplacement supraluminique (plus rapide que la lumière) pourrait être possible.
Plutôt que de déplacer un vaisseau à une vitesse supérieure à celle de la lumière, les scientifiques pensent à une méthode proche de ce que l'on peut voir dans Star Trek avec les « Warp Drive ». Il n'existe pas de traduction exacte de ce terme en français, mais le concept qui s'en rapproche le plus est celui de la distorsion temporelle. Mais pour faire simple, il s'agit en réalité de réduire la taille de l'espace dans un champ donné. Ainsi, plutôt que de faire bouger le vaisseau, c'est l'espace autour de ce vaisseau sur lequel on agit.
La technologie de Star Trek appliquée à la NASA ?
Reste à maîtriser un critère : l'énergie nécessaire pour déplacer un vaisseau spatial sera largement supérieure à ce que l'on est actuellement en mesure de produire. Mais sur le papier, le potentiel d'un tel dispositif est énorme. Harold White explique que pour atteindre le système Alpha du Centaure, situé à 4,4 années-lumière de nous, cela ne prendrait que deux semaines.
Bien sûr, les recherches de la Nasa se focalisent pour l'instant sur une application à petite échelle. Mais le simple fait qu'un concept illustré dans Star Trek puisse-t-être envisagé un jour risque de réjouir un paquet d'amateurs.
La NASA a annoncé qu’un budget a été alloué à la recherche pour le développement d’un moteur à distorsion. Faire voler un corps à la vitesse de la lumière est un problème non pas seulement physique, mais aussi temporel. Un voyageur spatial qui voyagerait à cette vitesse vieillirait moins vite que les gens qui seront restés sur Terre. Il faudrait donc prendre en considération ce décalage temporel dans l’équation, en plus de trouver un moteur assez fort qui pourrait pousser à cette vitesse…
La distorsion
Selon les principes découverts par Miguel Alcubierre en 1994, un moteur pourrait créer une distorsion à l’avant et à l’arrière du vaisseau qui ferait passer l’espace devant le vaisseau derrière ce dernier instantanément. Selon ce précepte, nous pourrions donc voyager pratiquement instantanément dans l’espace et donc dépasser la vitesse de la lumière. Un voyage vers Alpha du Centaure situé à 4.3 années-lumière prendrait seulement 2 semaines !
Le principe avancé créerait une sorte de bulle (Warp bubble) autour du vaisseau qui bougerait l’espace autour de ce dernier. Pour ce faire il faudrait “simplement” généré suffisamment d’énergie, car bien que théoriquement rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière, l’espace peut-être contracté et étendu à n’importe quelle vitesse !
Avec de l’énergie
En changeant la forme, on peut grandement diminuer les besoins énergétiques pour produire le phénomène.
Selon les calculs initiaux d’Alcubierre, nous aurions besoin d’autant d’énergie que la masse de Jupiter, soit 317 masses Terre… C’est donc impraticable.
Sauf qu’au cours des 18 derniers mois un autre chercheur nommé Harold White s’est basé sur le théorème d’Alcubierre et a fait la découverte qu’en changeant la forme de la bulle d’une sphère vers une forme allongée, on pouvait diminuer grandement les besoins énergétiques pour produire le phénomène. Et peut-être même l’approcher du domaine du possible!
On passe donc la taille de l’énergie nécessaire de la taille de Jupiter à un objet d’environ 1,600 lb! D’où l’intérêt soudain de la NASA!
Maintenant, dans le labo
Avec ces découvertes théoriques, l’équipe de physiciens tente maintenant de reproduite le modèle à petite échelle à l’aide d’un interféromètre Michelson-Morley qui peut mesurer les perturbations microscopiques de l’espace-temps. Lorsqu’ils activent leur engin, ils veulent pouvoir observer un mouvement sur les aiguilles de l’appareil de mesure. Ceci démontrera qu’ils peuvent affecter l’espace-temps. Ils continuent d’améliorer la précision de l’interféromètre et d’affecter l’espace-temps d’une partie par 10 millions.
Dans le futur…
Maintenant que l’équipe peut expérimenter, ils tentent de reproduire la distorsion espace-temps à une petite, voire microscopique, échelle et si leurs tests sont concluants, améliorer leur moteur pour éventuellement pouvoir faire bouger des objets.