Aujourd’hui c’est déjà demain.
L'Œil bionique, implant oculaire et lentilles (très) haute technologie
 

Mieux que le VISOR de Geordi Laforge ?

Du nouveau dans la course à l’œil bionique. Second Sight (Sylmar, Californie) vient d’obtenir un feu vert de la FDA (Food and Drug Administration) pour procéder à des essais cliniques de sa deuxième génération d’implants rétiniens, dénommée ArgusTM II Retinal Prosthesis System.
Un premier prototype a été testé entre 2002 et 2004, par l’équipe de
Mark Humayun à la USC (University of Southern California) chez six volontaires aveugles. Cinq d’entre eux l’utilisent encore. Doté de 16 électrodes, cet implant restitue chez ces patients un semblant de vue, qui leur permet de détecter des mouvements et de repérer certains objets et obstacles.

Aujourd`hui c`est demain : L`oeil bionique

L’une des améliorations affichées par le nouvel implant est la définition, puisqu’il comporte une grille de 60 électrodes. Celle-ci doit être appliquée contre la rétine, à l’intérieur de l’œil, sur les neurones ganglionnaires, ceux dont les prolongements (axones) forment le nerf optique. Les électrodes stimulent ces neurones de manière à produire une sensation d’image à très basse résolution. L’image de départ provient d’une caméra miniature intégrée dans une paire de lunettes. Après traitement numérique, l’information est transmise à l’implant, de même que l’énergie nécessaire à son alimentation, par induction magnétique.

Mais une équipe allemande dont les efforts ont commencé il y a huit ans a pris récemment une longueur d’avance. IMI (Intelligent Medical Implants), une société Suisse mais dont la matière grise se trouve à Bonn, a commencé à implanter son IRIS (Intelligent Retinal Implant System) Quatre volontaires ont déjà testé ce prototype, qui utilise une grille de 49 électrodes. 

Mais ce ne sont pas les seuls, une dizaine d’équipes au moins travaillent actuellement sur un projet d’implant épi rétinal, qui semble être l’approche la plus réaliste, au moins dans un premier temps.

D’autres solutions encore sont explorées, principalement la stimulation subrétinale (au niveau des photorécepteurs, par l’extérieur de l’œil), mais également la stimulation corticale et même la stimulation du nerf optique.

Étrangement, tous ces efforts pourraient bien, à long terme, être rattrapés par des thérapies plus biologiques, géniques et cellulaires (cellules souches), qui sont également à l’étude pour le traitement des dégénérescences de la rétine.

Aujourd`hui c`est demain : L`oeil bionique

Des lentilles… très haute technologie  !!!

Les circuits électroniques sont suffisamment petits pour être embarqués dans des systèmes d’habitude réservés à l’amélioration de la vue. Dans les lunettes, cela se voit déjà et une nouvelle tentative vient de voir le jour, cette fois ci avec des lentilles de contact souples. Dans un premier prototype, l’université de Washington a donc intégré un circuit électrique ainsi que des diodes émettrices de lumière rouge. 

Mais ce genre de technologie ouvre encore bien d’autres horizons…

Il serait possible d’utiliser les lentilles dans un but ludique (jeu) ou ludoéducatif (apprentissage, scolarité). Avec ce système, l’immersion pourrait être totale ou mixer monde réel et monde virtuel. Enfin, tout utilisateur pourrait aussi afficher des écrans d’ordinateurs pour travailler ou naviguer sur Internet en toute confidentialité. Les chercheurs aimeraient aller vers des fonctions comme le zoom numérique, tel qu’on peut le voir dans certains films ou séries d’anticipation. Sans oublier bien évidemment la correction des défauts de vision !!
 
Pour le moment, le dispositif est basique : il se compose d’une couche de métal dont l’épaisseur est d’un centième de la taille d’un cheveu et des diodes qui ne dépassent pas un tiers de millimètre. Ce n’est pas tant la fusion des matériaux liés à la lentille avec ceux liés à la partie conductrice qui a posé problème. Non la réelle difficulté tient à la nécessité d’obtenir un dispositif sans danger pour l’utilisateur. Sachant que les systèmes électroniques sont constitués de composants inorganiques, bâtis avec des produits chimiques. Pour l’instant, la lentille a été testée sur un pauvre lapin qui, au bout de vingt minutes, n’a rien trouvé à redire !!



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